Stage de La Seyne 2013 : le compte rendu

Merci à Christine pour ce compte rendu :

Le fera t’elle ? La réponse est non ! Car « écrire ces journées d’entrainement » n’a aucun sens. Bien sur, il y a l’entrainement, ou devrais je dire le travail, la sueur, les katas, la mémoire, les coups, les ratés, les moments de grâce, les éclairs de compréhension, les efforts. Tout çà bien sur.
Mais l’écriture ne parle pas bien de ça. Il y a le corps pour se souvenir. L’écriture parle d’autres choses… Sensations, émotions. Les sensations vivent sans chronologie, sans avant, sans après. Ce ne sont pas des journées, ce sont des instants volés à l’oubli.

stage-karate-2013

Aussi que serait ce stage sans l’odeur du gite le matin au réveil ? sans le premier tintement des sais attrapés d’une main encore endormie ? sans le froid du métal sur la peau ? sans le poids des armes sur le chemin du dojo ? sans les rayons du soleil se jouant des arbres, du champ puis de nos kimonos chaque matin ? sans la chaleur qui très vite envahit l’air et surchauffe nos corps déjà éprouvés de si bon matin ? sans la surprise des pieds sur l’herbe piétinée et humide quand on les sort des chaussures ? sans les caresses du vent irrégulier allant jusqu’à faire frissonner même au cœur d’un exercice ? sans la morsure du ruisseau dont on sort revigoré ? sans la maison au toit rouillée sur la route du restaurant ? sans la première gorgée de vin à midi ? la première bouchée ? sans l’odeur des grillades au feu de bois ? sans la douce griserie autour du feu ? sans la montagne s’éteignant le soir après un festival de couleurs? et j’en passe… en premier lieu, les vôtres de sensations…
Et que dire des débordements de bonne humeur de Georges ? du sourire ensoleillé de Gilbert ? de la maitrise de Jean-Luc ? de la force de Rocky ? du rire de Stéphane ? de la présence attentive de Lesia ? de la logistique au top de Karine ? des farfeluchonneries de Christian ? de la gentillesse de Franck ? des danses de Sabine ? de la culture de Nico ? des questions de Pierre-Louis 😉 ? de la réserve d’Agnès ? de l’attention au détail de Philippe ? et de tant d’autres de vos beaux traits de personnalité ? de nos personnalités qui composent un patchwork chaque année réussi ! On ajoute ou enlève quelque chose et tout perd sa saveur.

Ce n’est pas une retraite mais la descente est comparable, ce n’est pas un rêve mais çà en possède la teneur indicible. C’est une expérience à nulle autre pareille, un lieu unique et un vécu rare et précieux, ensemble.
Nous avons partagé un rêve. Puissions-nous le partager encore longtemps. Pareil et autrement !

Merci à vous tous et à chacun, infiniment, pour ces moments forts, précieux et uniques.

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